[caption id="attachment_7627" align="alignleft" width="245" caption="Image : Flickr / Tiny Banquet Committee / licence CC"]

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Il y a seulement quelques mois, sur Chatroulette, un interlocuteur aléatoire sur dix vous exhibait ses organes génitaux.
Le fondateur du site, Andrey Ternovski, a expliqué (non sans fierté) au New Yorker comment il a ramené le pourcentage d'exhibitionnistes à 1 sur 200 – de 10 % à 0,5 % – tout en s'enrichissant dans l'opération.
Qu'est-ce qu'on n'a pas dû entendre : on a parlé d'une
reconnaissance automatique des parties génitales (!) mais pour l'instant, Chatroulette continue sous la surveillance d'yeux humains.
À chaque fois que les modérateurs ont connaissance d'un exhibitionniste qui "tombe la chemise" (façon de parler...), ils redirigent tout simplement ses visiteurs vers le site web de Penthouse. Ceux-ci, apparemment, paient plutôt bien pour profiter de cette source de nouveaux visiteurs.
Mais le nombre d'utilisateurs a fondu avec celui des pénis : à cause de la baisse de trafic, on a déjà
annoncé la mort prochaine du service.
C'est vrai que je serais surpris que la chose existe encore d'ici dix ans, mais je crois que les épitaphes sont quand même un peu prématurées, surtout justement à cause de cette idée assez bien trouvée qu'a eue Ternovskiy pour gagner des sous en refusant à certains visiteurs l'accès à son site.
En tout, le trafic a baissé de 75 % : la page n'a plus que 500 000 visiteurs. Cet été, ils étaient encore deux millions — par jour, s'entend. Le terme de "mort" ne s'applique pas du tout, surtout si les recettes ont doublé pendant ce temps.
Mais un jour ou l'autre, Chatroulette aura un problème : une fois le dernier pénis disparu, il faudra inventer une nouvelle raison pour dévier les visiteurs sur Penthouse.
(via
The New Yorker)