[caption id="attachment_5731" align="alignright" width="314" caption="Photo : Rescatemineros, Flickr, sous licence CC"]

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Bon. Hollywood ou du moins, l'erzatz espagnol made in Antena3 (chaîne de télévision privée espagnole d'envergure nationale, Ndle) a déjà le scénario parfait : l'angoisse à l'idée que les 33 mineurs étaient morts, les tourments, la souffrance là-dessous, un président en première ligne (oui, dans les films, les présidents ont toujours la classe) et un happy end.
On a même déjà l'histoire d'amour de l'un d'eux. Le film, sans aucun doute, sera un mélange entre Les survivants et Buried.
Tout ça, on l'a déjà. Et, bien sûr, ça a été un soulagement de constater que ça s'est bien terminé. Ce dont je suis moins sûr, c'est s'il était nécessaire d'en faire tout un spectacle.
Des télévisions du monde entier sont venues enregistrer les mêmes images, des journalistes raconter les même non-rebondissements (parce qu'un sauvetage est quelque chose de lent et il ne s'y passe presque rien), des photographes prendre les mêmes clichés.
Sérieusement, était-ce bien nécessaire ? Je crois en la pluralité de l'information, et en effet, si personne n'était venu couvrir cet événement, on aurait couru le risque de ne recevoir que l'
information officielle chilienne.
Mais entre ça et ce à quoi on a eu droit, il y a un juste milieu. Et ce n'est plus seulement les médias établis là-bas, mais l'écho, le direct incessant que nous avons subi (oui, subi) à chaque remontée et chaque descente de cette capsule, à chaque respiration et à chaque embrassade.
J'ai parfois l'impression que les médias (et leurs plaintes incessantes sur la crise du journalisme) s'appliquent plus à créer des nouvelles qu'à les raconter.
P.S. Dans combien de temps
Telecinco fera-t-elle un
reality show avec des gens enfermés dans une mine ?
Ndle : note de l'éditeur