Année sidérale
2010. Sympathique initiative de la province de
Milan, qui
choisit, arbitrairement et sans appel, quelles œuvres méritent d’être présentées au public lors de représentations théâtrales– si elles sont dans la ligne de la politique culturelle du service concerné – et lesquelles sont à bannir. Et c’est ainsi que l’assesseur à la culture
Novo Umberto Maerna (
PDL – le parti de Silvio Berlusconi - naturellement) demande qu’
Orgia de
Pier Paolo Pasolini soit retiré du programme “Invito a Teatro“ (invitation au théâtre), parce que :
«On m’a dit qu’il vaudrait mieux ne pas aborder des thèmes scabreux comme l’homosexualité. C’est embarrassant, car on parle ici de Pasolini».
C'est l'explication donnée par
Mino Bertoldo, directeur du festival l’
Out Off. Pourquoi ? «Parce que», coupe Renato Sarti, du Teatro della Cooperativa :
«ils disent que ces thèmes ne sont pas en harmonie avec la ligne du service chargé de la culture et qu’ils ne font pas vraiment passer un message positif à nos jeunes».
Oui, mais il y a encore un autre risque, celui de nous ridiculiser.
Nous sommes le quatorze juillet deux mille dix. Nous parlons du cinéaste Pier Paolo Pasolini.
En revanche, le message que fait passer la censure est de toute évidence en harmonie avec leur ligne culturelle. Il y aura des artistes en ligne avec la politique culturelle et d'autres pas. Et le savoir est quelque chose d’extrêmement instructif.