
Ceux qui étaient à Londres le 11 septembre 2001 se souviennent peut-être des rumeurs les plus folles ayant circulé concernant de potentielles attaques sur notre propre cité.
Plusieurs avions détournés se dirigeaient vers Londres, tout Canary Wharf
1 était en train d’être évacué… tout pouvait arriver.
Heureusement, seule la rumeur nous a frappés ce jour-là. Mais une
nouvelle révélation dans les
mémoires de Tony Blair nous apprend à quel point nous avons
frôlé la catastrophe. Immédiatement après les attentats perpétrés aux États-Unis, des mesures ont été prises pour limiter l’espace aérien britannique. Mais il y avait un avion pirate dans le ciel et Tony avait le doigt sur le bouton :
On avait perdu tout contact avec un avion de ligne qui se dirigeait vers Londres. Le commandant en chef de la RAF attendait mes ordres. L’avion de chasse avait décollé. Pendant quelques effroyables minutes, nous avons discuté, essayant désespérément de deviner, à l’instinct, s’il s’agissait d’une réelle menace ou d’un simple incident. Le délai de réflexion est arrivé à son terme. J’ai décidé qu’il ne fallait pas intervenir.”
Ce qui s’est avéré être la bonne décision. Quelques minutes plus tard, le jet a repris contact et a confirmé avoir eu un problème de radio. "J’avais besoin de m’asseoir et de remercier Dieu sur ce coup-là !", commente Blair. Cet épisode est une bien sinistre façon de nous rappeler qu’à l’ère des pouvoirs, contre-pouvoirs, procédures et vérifications, une situation peut arriver à un point tel que la vie de centaines de personnes reposent sur la décision "intuitive" d’un seul dirigeant.
Note du traducteur:
1 Important quartier d'affaires de Londres