[caption id="attachment_3821" align="alignleft" width="225" caption="Photo F. Panassac. Licence CC."]
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Cette semaine
l’Église catholique a ouvert une vaste échoppe en préparation de la
visite du Pape au Royaume-Uni, le mois prochain, et nous a montré tout l'éventail d'
articles qu’elle va vendre pour commémorer l’évènement.
La Souris n’est pas impressionnée. Elle s’était attendue à des éditions spéciales de la
Bible, à des CD de chorales spécialement enregistrées pour l’occasion et à des articles de qualité et pertinence similaire. Alors que de nombreux produits en vente ne sauraient être qualifiés de "gadgets", beaucoup d’autres le méritent. La Souris n’a pas de problèmes avec la vente de rosaires et de bougies. Ou même de
mugs et d’assiettes. Mais
drapeaux, porte-clés et magnets ne sont pas vraiment adaptés à la boutique papale officielle.
Quant aux
fanions en papier, aux guirlandes et, pire que tout, aux bougies électriques (illustration) ce sont de véritables infamies, en rien propres à recevoir le sceau papal. Qu’est-ce qui va suivre ? Des doigts en mousse géants ? Des casquettes surmontées d’un calice et équipées d’une paille ? Oh Mes aïeuls !
Un article, court mais intéressant, du
Catholic Herald pose la question de savoir si
ce type de produits banalise la foi. La Souris ne peut s’empêcher de répondre que « Oui ».
Le merchandising en lui-même n’est pas en cause, c’est la qualité des articles proposés qui est sujet à caution.
Il ne fait aucun doute que
d’autres gadgets du même acabit seront mis en vente. On ne peut pas empêcher quelqu’un de mettre le nom du Pape sur un tee-shirt et d’aller le vendre au coin de la rue; des boutiques
d’articles non officielles ont d’ailleurs déjà vu le jour. L’Église catholique, quant à elle, devrait laisser les fanions et "Saintes Cartes" à 1 £ à ces gens-là et se focaliser sur des choses qui soient plus en rapport avec l’Église et le Pape.