Voici un titre qui a tout pour se répandre à la une des blogs comme une trainée de poudre : un ministre défend les bienfaits du piratage !
Direct à la mâchoire de la SGAE (Société Générale des Auteurs et Éditeurs) et du projet de loi espagnol "Sinde", porté par une autorité en la matière, le ministre portugais des Sciences et Technologies José Mariano Gago. Déclarations (comble du ridicule) réalisées dans les bureaux mêmes de Telefonica à Madrid, durant le forum sur la gouvernance de l’internet, organisé par le Conseil Européen.
Et lorsqu’on lit le reste des déclarations (du ministre en question mais aussi des autres participants) on découvre que, tout comme en politique économique,
l’Union Européenne est un panier de crabes pour tout ce qui se réfère à Internet. Des voix discordantes qui, en plus, se cramponnent à des clichés et des lieux communs, quand elles ne se contentent pas de répéter des généralités. Que signifie « écouter toutes les parties » ou miser sur un « équilibre adéquat » ? Agir à l’aveuglette et temporiser, sans stratégie définie et unifiée. Et avec une ambiguïté calculée, inhérente au récent geste de la commission européenne qui a rendu public le brouillon de l’ACTA, semblant ainsi marquer une certaine distance avec son contenu.
Il ne faut donc pas s’étonner si, de temps en temps, l’un des protagonistes du forum se démarque par une intervention comme celle de ce titre.
(Plus d'infos sur cet article d'
ELPAIS.com )