Certains officiers de police ne comprennent toujours pas que ce n’est pas un crime de prendre des photos dans un lieu public et ils semblent l’inventer quand ça les arrange. L'agent figurant dans la vidéo ci-dessous, lorsqu’on lui a demandé la raison d'une interpellation, a sorti les premières choses lui passant par la tête à ce moment-là (exemples : vous vous conduisiez bizarrement, nous n’avons pas besoin d’une loi, vous troubliez l'ordre public).
Cet incident s’est produit lors d’une récente parade des forces armées. Il a d’abord été dit au photographe que c’était un délit de photographier un enfant1; ensuite, que c’était aussi un délit de photographier l’armée, ou encore la police ; et enfin, qu’il était une menace aux termes de la loi de lutte contre le terroriste, le Terrorism Act2 de 2000. Cela c’est terminé lorsqu’il dit avoir été poussé au bas de plusieurs marches d'escalier et placé en garde à vue pour "sa propre sécurité".
Il serait normalement illégal d’utiliser la rubrique 58A (section de la loi Terrorism Act2) pour appréhender les personnes photographiant des policiers dans le cadre de leurs activités, y compris lors de manifestations, parce qu’il n'y a normalement pas de raison de suspecter que les photographies prises le soient pour aider un terroriste. Une arrestation serait légale uniquement si l’officier la conduisant a des soupçons fondés que les photos ont été prises dans le but de fournir une assistance à une personne commettant ou se préparant à commettre une action terroriste.
Rien ne peut empêcher un officier d’interroger une personne qui semble prendre des photos d’un actuel ou ancien membre des forces de Sa Majesté, des services de renseignements ou un inspecteur, tant que cela est fait dans un but légal et non d’une façon qui empêcherait, dissuaderait ou entraverait un citoyen de faire quelque chose qui n’est pas illégal.
Jules Mattson (l'incident raconté par le premier témoin : le photographe)
Cross-posted (lien d'un autre blog britannique ayant republié l'article)
Notes de l'éditeur : 1Un élève officier des forces de police (source Wikipedia) 2 Terrorism Act: Une loi anti-terrorisme votée en 2000 au Royaume Uni. Les pouvoirs qu'elle confère à la police sont controversés car ils conduisent à des cas d'abus de pouvoir et à des recours juridiques devant les tribunaux britanniques et européens. (source)