Internet a été mis en place par de grandes corporations, tout d’abord en tant qu’expérience militaire, puis en tant que structure de communication dans un cadre académique.
[caption id="attachment_12405" align="aligncenter" width="583" caption="Carte de l'internet. Image : Jurvetson, Flickr, sous licence CC"]

[/caption]
Ensuite, il y eut une explosion d’utilisateurs, et les opérateurs téléphoniques ont découvert que l’histoire leur réservait le rôle d’autoroute de l’information numérique du XXIe siècle.
Un rôle qu’ils n’ont jamais vraiment bien rempli, habitués à travailler dans un régime de quasi monopole.
Puis eu lieu la seconde explosion, l’internet mobile, qui offrait l’opportunité de remettre chacun à sa place. Sur la table des négociations : opérateurs, moyens de communication conventionnels et fournisseurs d’accès.
[caption id="attachment_12398" align="alignright" width="300" caption="Montage de ce que serait la fin de la neutralité du réseau. Image : believekevin, Flickr, sous licence CC"]

[/caption]
Les opérateurs ont l’air d’avoir bien compris ce qui est en jeu. Par contre les médias se plaignent de perdre et lecteurs et publicité, les fournisseurs d’accès guettent leur opportunité en se battant entre eux (Murdoch contre Google, par exemple), et les opérateurs continuent dans leur coin leurs petites affaires.
Les principes de la réforme ont été annoncés : réseau personnalisé (payer en fonction des services), et fin d’un tarif automatique global (paiement selon consommation).
Mais ce n'est que le début. Fatigués de n’être que des intermédiaires entre fabricants et consommateurs (l’iPhone est exclusivement distribué par Movistar),
ils fabriqueront leurs propres terminaux et leurs systèmes d’exploitation : moins d’intermédiaires il y aura, mieux ce sera et, de son coté,
Facebook a l’air de vouloir faire de même.
Ils en ont assez, également, de devoir adapter leur système d'exploitation à leurs stratégies (
Android est ouvert et libre mais pas le téléphone acheté).
Une fois vaincus les réseaux téléphoniques (fixes, mais bientôt les portables aussi, un marché qui arrive à saturation), les opérateurs veulent élargir leurs compétences : fabricants et vendeurs.

La plateforme
WAC fusionnée avec JIL formée par des compagnies comme Vodafone, Telefonica, AT&T et China Mobile, existe déjà pour la création de logiciels qui concurrenceront iOS, Android et Nokia.
Et bientôt, peut être vont-ils être distributeurs de contenu. Le rachat de Tuenti par Telefonica n’est qu’un préliminaire.