[caption id="attachment_2078" align="alignright" width="200" caption="Le siège de la Société Générale. Photo Damien Roué sur Flickr, sous licence Creative Commons"]

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Qu’a-t-on appris jusqu’ici lors du procès de Jérôme Kerviel sur les grandes questions qu’on se pose ? Sa hiérarchie, par exemple, était-elle davantage au courant qu’elle ne le prétend sur les opérations qu’il passait ? Autre question dont on aimerait connaître la réponse : le fait d’entrer des opérations fictives dans le système de
reporting pour masquer ses positions est-il – comme Kerviel le prétend – une pratique courante dans le monde des
traders ? Et ce n’est là encore qu’un minuscule échantillon du genre de questions que l’on continue de se poser sur cette ténébreuse affaire. Connaîtrons-nous un jour la réponse ou bien sommes-nous condamnés à deviner, à nous faire une opinion à partir d’éléments disparates et fragmentaires ?
Est-ce parce que j’ai eu l’occasion d’être moi-même
trader sur les marchés à terme que la réponse à ces questions me laisse en réalité indifférent ? Je ne sais pas. Ce qui m’intrigue par contre c’est pourquoi au cours de deux premières semaines d’audience, personne n’a posé la seule qui me semble cruciale, une question que j’appellerais « à la Lord Adair Turner », du nom du président de la FSA, la Financial Services Authority, le régulateur des marchés britanniques, qui se demandait il y a quelques temps – avec beaucoup de candeur d’ailleurs – si tout dans le système financier que nous connaissons, est utile d’un point de vue social.
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Cet article a été traduit en italien, en anglais, en allemand, par E-Blogs