[caption id="attachment_10722" align="alignleft" width="300" caption="Photo : Iron Man records, sous licence CC"]

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Le fou, le cinglé, généralement se doublant du pénible et du boulet est en politique est une espèce très répandue. Les mauvaises langues, les sectaires y trouveront sans doute matière à attribuer à telle ou telle tradition une proportion sans doute plus grande de dérangés du bulbe, et ils auront peut-être un peu raison. Certaines tendances favorisent la chose plus que d'autres.
Mais je vais vous rassurer (ou pas),
le dingue, quelle que soit sa variété ou sa pathologie se trouve partout, absolument partout.
Imaginez : pour une poignée d'euros, le type ou la nana a le droit de prendre la parole et d'ennuyer le monde alors que dans la vie réelle personne n'a envie de l'écouter. Il a des réunions le soir, des sujets, dans le sens humain ou théorique à emmerder, du monde à haïr ou à aduler. Bref ! La politique est le Disneyland du fou.
Mais c'est quoi un dingue ou un boulet en politique ? Celui-ci existe en plusieurs variétés et sortes. De part son inventivité et sa prolifération, le fou se réinvente sans cesse mais voici un extrait de bestiaire. Nous éluderons le fou version apocalyptique (Hitler, Pol Pot, etc.) qu'il convient de ne pas traiter à la légère. Voici 6 exemples qui pourraient vous faire regretter d'avoir un jour pris votre carte...
1-Le fou faisandé de basse-fosse : une hygiène personnelle déplorable généralement combinée à des soucis de prononciation et à des pulls à carreaux des années 70. Postillonne et s'énerve sans qu'on comprenne pourquoi au juste.
Le conseil : prévoyez une pince à linge ou ne vous asseyez pas à côté de lui. 2-La groupie à rayures : la groupie à rayures est un/une inconditionnel(le) d'un politique, qu'il soit local ou national. Aimant vivre en groupe de fans de la même proie, la groupie à rayures est parfois touchante par son idolâtrie. Quoi que dise l'objet de son affection, même si il se contredit lui-même, celui-ci aura raison de toute façon. Attention, le fou à rayures devient agressif et roule des yeux si vous dites du mal de son idole et peut même vous attaquer en essaim avec d'autres membres de l'espèce.
Le conseil : prévoir un tape-mouche ou exhiber à temps une photo de l'être adulé. [caption id="attachment_10717" align="alignright" width="300" caption="Photo : MidnightGlory, sous licence CC"]

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3-Le bateleur des sables mouvants : le bateleur des sables mouvants existe et veut le montrer. Pas forcément sur le terrain des dossiers ou de la "militance" mais en faisant du bruit. Beaucoup. Attendez vous à être assourdi si par exemple vous allez manger un morceau au restaurant après la manifestation ou le conseil. Le bateleur ou la bateleuse va vous abreuver d'anecdotes en criant et va occuper TOUT l'espace. TOUT. Vous saurez tout sur la couleur de son string ou sa mère. Si vous ne participez pas à son show, il vous tirera par la manche en vous apostrophant. Puis il va dire du mal de toute la terre, haleine contre votre nez. Qu'il déteste. Sauf vous bien sûr puisque vous êtes en face et que vous, il vous aime d'amour. Si, si. Juré.
Le conseil : jetez-lui un verre d'eau à la tête et fuyez.
4-Le polymécontent à poils durs : Le polymécontent à poil dur n'est pas content. Jamais. On ne sait ni pourquoi ni dans quel but (parfois fort intéressé d'ailleurs) vont ses cris. Il peut des fois prendre de l'ampleur (Gaëtan Gorce, Cohn-Bendit dans ses mauvais jours, Claude Goasguen) mais en général ses glapissements dans le vide indisposent tout le monde. En plus il squatte les tours de parole.
Le conseil : mettez la sono à fond si vous le croisez en manif (...)
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Ce billet a été traduit en allemand, en anglais, en espagnol et en italien par E-Blogs